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Juridique et fiscal

Fiscalité de la cession d'entreprise au Maroc : ce qu'il faut savoir

Équipe Trancessia·9 octobre 2026

La fiscalité est souvent le sujet qui inquiète le plus les dirigeants au moment de céder leur entreprise. Elle dépend fortement de la structure de l'opération — cession de titres (parts sociales ou actions) ou cession du fonds de commerce — et de la qualité du cédant (personne physique ou personne morale). Cet article présente un panorama général ; chaque situation reste spécifique et mérite l'avis d'un expert-comptable ou d'un fiscaliste avant toute décision.

Cession de parts sociales ou d'actions

Lorsqu'un dirigeant cède ses parts ou actions (et non les actifs de l'entreprise elle-même), la plus-value réalisée est en principe soumise à l'impôt :

  • Pour une personne physique, la plus-value sur cession de valeurs mobilières est généralement taxée à un taux libératoire spécifique, avec des règles de calcul basées sur la différence entre le prix de cession et le prix d'acquisition (ou la valeur nominale).
  • Pour une personne morale cédante, la plus-value est en principe intégrée au résultat fiscal de la société et soumise à l'impôt sur les sociétés (IS), sauf régime particulier applicable.

Des abattements ou exonérations partielles peuvent exister selon la durée de détention des titres ou certains régimes incitatifs — un point à vérifier au cas par cas.

Cession du fonds de commerce

Céder le fonds de commerce (clientèle, droit au bail, matériel, enseigne...) plutôt que les titres de la société change la donne fiscale :

  • La transaction est en principe soumise aux droits d'enregistrement, calculés sur le prix de cession du fonds
  • La plus-value réalisée par le cédant peut être imposée selon le régime des profits professionnels
  • L'acheteur, de son côté, peut dans certains cas amortir une partie des éléments acquis

Ce mode de cession est parfois préféré lorsque l'acheteur souhaite reprendre l'activité sans hériter du passif juridique et fiscal de la société existante.

Cession vs. acquisition : deux logiques fiscales différentes

Le choix entre céder les titres ou céder le fonds de commerce résulte souvent d'un arbitrage entre cédant et acquéreur : le vendeur privilégie en général la cession de titres (fiscalité souvent plus favorable, passif transféré avec la société), tandis que l'acheteur préfère parfois le fonds de commerce pour ne pas hériter d'engagements ou de litiges antérieurs. C'est un point de négociation à part entière dans une transaction.

Anticiper plutôt que subir

La structuration fiscale d'une cession se prépare en amont — idéalement plusieurs mois avant la mise en vente — et non une fois l'acheteur trouvé. Un montage mal anticipé peut réduire significativement le montant net perçu par le cédant.

Cet article a une vocation informative générale et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Chaque cession étant unique, il est recommandé de consulter un expert-comptable ou un avocat fiscaliste avant toute décision.

L'accompagnement Trancessia

Dans le cadre de son accompagnement, Trancessia met les dirigeants en relation avec des experts (comptables, avocats fiscalistes) pour structurer la transaction de la manière la plus adaptée à leur situation.

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